La Haut Commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, a exprimé jeudi sa consternation devant l’exécution récente de neuf personnes en Gambie qui, selon elle, constitue une grave rétrogression des droits de l’homme après un moratoire de 27 ans sur la peine de mort dans ce pays. « Jusqu’à ce changement de cap soudain et déplorable, la Gambie avait, depuis près de trois décennies, été l’un des premiers pays à renoncer à la peine capitale (...) « La confusion et le manque de transparence qui persistent depuis plusieurs jours autour de ces exécutions, si elles ont véritablement eu lieu, et sur l’identité des condamnés, est inacceptable, particulièrement pour leurs familles. L’exécution au secret constitue un traitement inhumain », a-t-elle dénoncé dans un communiqué de presse.
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