Les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement se poursuivent en Guinée-Bissau, rapporte RFI. Le général Antonio Indjaï, le chef d’état-major de l’armée, considéré comme le cerveau du coup d’Etat du 12 avril, n’a pas jugé nécessaire de justifier le putsch. Il a plutôt pointé du doigt la situation des casernes qui se dégradent de plus en plus, déplorant les vieilles bâtisses, datant de l’époque coloniale, en ruine ou dans un état de délabrement très avancé. Pourtant, selon lui, de nombreuses promesses avaient été faites par ceux même qui décident aujourd’hui des sanctions contre la junte. « Les Nations unies, le Portugal, tous se cachent derrière les déclarations de l’Union européenne. Mais tout cela n’est que du vent, que des mots, ils nous avaient promis monts et merveilles mais n’ont rien fait de concret », a-t-il déclaré.