dossier : Can 2006

Pan Afrique
Coupe d’Afrique des Nations 2006, c’est parti !
Des chocs en perspective dans les groupes A et D
La Coupe d’Afrique des Nations 2006 démarre vendredi, en Egypte, par un match entre le pays organisateur et la Libye. Peut-être de quoi enfin réveiller les supporters égyptiens, que la passion de la Can n’a pas encore submergés. Dès samedi, les autres pourront assister aux premiers chocs : Côte d’Ivoire/Maroc, Cameroun/Angola.

La Coupe d’Afrique des Nations qui démarre vendredi n’a pas commencé à soulever les passions en Egypte. Les fans de ce pays de football craindraient-ils de trop attendre d’une sélection en manque de résultats et de stars, et qui a dû rappeller son emblématique capitaine, Hassan Hossam, âgé de 39 ans ? Car pour le reste, le tirage au sort a bien fait les choses, pour le public, mais pas assez pour les Pharaons, qui se retrouvent opposés, dans le Groupe A, à la Côte d’Ivoire et au Maroc.

L’Afrique de l’Ouest a rendez-vous dans le groupe D

Qualifiés pour le Mondial 2006 en Allemagne, sur lequel ils ont les yeux rivés, les Eléphants ivoiriens n’en ont pas moins préparé la Can avec soin. Emmenés par un Didier Drogba tôt libéré par le FC Chelsea (les autorités footballistiques ont été intransigeantes avec les clubs quant au délai de mise à disposition de ses internationaux), ils sont en stage depuis plusieurs semaines. Le Maroc, battu lors de la finale 2004 et éliminé de la course au Mondial par la Tunisie, est également un prétendant au titre. Sans stars de renom international mais solidaires, les Lions de l’Atlas disposent d’excellents jeunes joueurs - Regragui, Aboucherouane, Chamakh - qui ont trouvé leur place aux côtés des anciens Naybet et El Karkouri. La Libye, qualifiée pour la première Can de son histoire - en dehors de celle qu’elle a organisé en 1982 - en sortant d’un groupe dont il suffisait de terminer à la quatrième place, ne devrait pas gêner outre mesure les ambitions de ses adversaires.

Ghana, Nigeria, Sénégal, les grandes nations historiques du football ouest-africain se sont données rendez-vous dans le groupe D. Il faut espérer que le Ghana, privé de son milieu de terrain Michael Essien, blessé, n’aura pas l’esprit trop tourné vers le Mondial 2006. Quant au Nigeria et au Sénégal, ils devraient avoir soif de réhabilitation, après leur non qualification pour la Coupe du monde. Autour d’Obafemi Martins, Augustin Okocha ou John Utaka, la Can 2006 pourrait voir le talent du défenseur marseillais Taye Taiwo et du meneur de jeu Mikael Obi exploser. Les deux joueurs nigérians ont terminé 2e et 3e meilleurs joueurs de la Coupe du monde 2005 des moins de vingt ans, derrière l’Argentin du FC Barcelone Lionel Messi. L’outsider du groupe, le Zimbabwe, n’a même pas récupéré son attaquant vedette, Mwaruwari Benjani, fraîchement transféré de l’AJ Auxerre (France) à Portsmouth (Angleterre).

Les mondialistes togolais et angolais ensemble

Les deux qualifiés surprise au Mondial 2006, le Togo et l’Angola, pourront se jauger dans le Groupe B et tenter d’y confirmer leur parcours en qualifications. Ils auront pour arbitre l’immense perdant des qualifications au Mondial, le Cameroun, que Samuel Eto’o a finalement accepté de rejoindre. Les Simbas de la République démocratique du Congo (RDC), qui ont vu de peu le billet pour l’Allemagne leur échapper, chercheront à faire mieux qu’en 2004, où ils avaient été sortis en perdant tous leurs matchs.

Tenante du titre, la Tunisie semble a priori avoir hérité du groupe le plus facile. La Guinée de Pascal Feindouno avait fait belle impression lors de la Can 2004, éliminée en quarts de finale durant les arrêts de jeu par le Mali. 2006 est peut-être l’année de la renaissance du Sily National, comme elle pourrait l’être pour les Chipolopolo de Zambie, que l’ancien Ballon d’Or africain Kalusha Bwalya a repris en main au début des éliminatoires. Quant à l’Afrique du Sud, Championne en 1996, finaliste en 98, demi-finaliste en 2000, quart de finaliste en 2002 et éliminée au premier tour il y a deux ans, elle ne devrait même pas être là selon cette suite logique. Sa présence signifierait-elle qu’il fallait aux Bafana Bafana toucher le fond pour rebondir et construire une équipe digne d’accueillir la première Coupe du monde de football sur le sol africain, en 2010 ?

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