afrik.com
 
mercredi 7 jan. 2009    
 
  Immigration : la France souhaite un accord rapide avec le Burkina Faso   -  Cargo détourné : le Kenya envoie à son tour un navire de guerre  -  Afrique du Sud : dissidence au sein de l’ANC  -  Cargo ukrainien : les armes sont bien destinées au Sud-Soudan  -  Sida : la circoncision ne réduirait pas les risques d’infection  -  Rwanda : une femme à la tête de l’Assemblée Nationale   -  Mauritanie : une manifestation anti-putsch violemment réprimée  -  Italie : 800 clandestins débarquent sur l’île de Lampedusa et en Sicile  -  Sénégal : il faut se passer de la « tyrannie du riz »  -  Kenya : l’auteur d’un livre anti-Obama sur le point d’être expulsé  -    
 
Economie - Pan Afrique - Finance

La Banque africaine de développement fête ses 40 ans
Zoom sur une l’institution financière africaine

La Banque africaine de développement (Bad) célèbre, du 9 et au 15 sepetembre, ses quarante ans d’existence. Bref retour sur le parcours du premier bailleur de fonds du développement africain avec Eric Chinje, responsable de la communication de l’institution.



mardi 14 septembre 2004, par Falila Gbadamassi


La Banque africaine de développement (Bad) est né le 10 septembre 1964. C’est l’une des cinq principales banques multilatérales de développement dans le monde. L’institution a pour mission de mobiliser "des ressources pour le progrès économique et social de ses pays membres regionaux". Cependant, c’est seulement en 1967 que l’institution octroie ses premiers prêts. Depuis 1977, la Bad, c’est aussi le Fonds africain de développement , qui selon la classification de l’institution financière, prête aux pays africains qui sont les moins riches. La Banque compte 77 membres internationaux dont 53 pays africains. La Bad est la première institution de financement du développement du continent africain. Le capital de la banque s’élève aujourd’hui à 21,5 milliards d’UC (panier de monnaies qui comprend le dollar américain, l’euro, la livre anglaise et le yen à hauteur respectivement de 40, 35, 12 et 13%).

Afrik.com : Quel bilan peut-on faire faire de votre institution après 40 ans d’existence ?
Eric Chinje :
Depuis que la Banque a démarré ses activités en 1967, elle a contribué au financement du développement en Afrique à hauteur de 42 milliards et a mobilisé à travers le co-financement près de 30 milliards de dollars américains. Ces sommes ont été investies dans environ 3 000 projets concernant 52 pays africains.

Afrik.com : Quelles sont, selon vous, les grandes réussites de la banque ?
Eric Chinje :
Vous savez, nous sommes dans le domaine du développement qui ne peut être mesuré en ces termes. Le développement est une œuvre de longue haleine. Pour évaluer le chemin parcouru, il faut plutôt imaginer les conséquences de l’inexistence de la Bad. Et prendre en considération celui réalisé par les banques sous-régionales de développement (comme la Banque Ouest-Africaine de Développement -BOAD, ndlr), grâce au financement qu’elles ont reçu de notre institution. Si on prend l’exemple d’un pays comme la Tunisie, les hôtels et les routes qui ont été construites l’ont été grâce aux lignes de crédit que nous avons accordées aux banques tunisiennes. Ce sont là quelques élements qui peuvent permettre de mesurer l’impact de la Bad sur le développement en Afrique. Notons par ailleurs, que la Bad est la seule organisation qui ait consacré jusqu’à 300 millions de dollars pour le développement des infrastructures dans le cadre du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, ndlr).

Afrik.com : Quels sont les futurs grands chantiers de la Bad qui a décidé de faire du développement durable une priorité ?
Eric Chinje :
Dans les années à venir, la Banque soutiendra de plus en plus les projets relatifs à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement en milieu rural. L’intégration régionale représente également une préoccupation majeure parce que la Bad a été créée pour soutenir et encourager l’Union africaine. Nous sommes également l’un des premiers partenaires du Nepad. Dans l’avenir, nous comptons aussi aider les pays dans des situations de conflit à renouer avec le monde de la finance internationale.

Afrik.com : Quelle est la place de la Bad dans le paysage financier international ?
Eric Chinje :
La Bad s’est vue décernée récemment les 3 A (une distinction décernée par des agences de notation aux institutions financières, ndlr). La banque est la seule institution financière africaine à jouir d’une telle distinction et l’une des rares sur le plan international. C’est dire combien son travail et sa compétence sont reconnus.

Afrik.com : Tunis reste un siège temporaire...
Eric Chinje :
Absolument, Tunis est une solution temporaire. Abidjan demeure le siège de notre organisation.



Réagir à l'article

Soyez le premier à réagir à l'article.




 

   

La crise financière menace-t-elle l’Afrique ?

L’épargne publique du Maroc s’élève à plus de 2 milliards USD

Zimbabwe : réévaluation des billets

Tous les articles Finance

Guinée : le développement en suspens

Martin Djedjes : « La BIAO est la seule banque qui offre ce que nous proposons aujourd’hui à la diaspora »

Algérie : un virage risqué

Tous les articles Economie

Obama - McCain : lequel peut faire face à la crise financière ?

Un "Précis de remise à niveau" pour Nicolas Sarkozy

Cameroun : le 8ème tour cycliste international Chantal Biya sourit aux Français

Tous les articles Pan Afrique

 
 
sur afrik.com    sur le web
 


 
 


Présentation - Contact/Mentions légales - Partenaires - Annoncer sur ce site - Affiliation
Plan du site - Revue de presse - Version texte - Carte d'afrique - Archives - Alertes e-mail - English version

Afrik.com c'est aussi : afrikeco.com - beaute.afrik.com - afrikblog.com
Notre sélection : Logiciels Libres - Rencontres - Réduction
© afrik.com