25 juillet 2014 / Mis à jour à 23:25 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
Nigeria - Sao Tome et principe - Hydrocarbures
Sao Tomé : la providence de l’or noir
Des recettes d’exportation multipliées par 50. Les enchères pour l’exploration des gisements de pétrole des eaux du Golfe de Guinée devraient rapporter plus de 500 millions de dollars au Nigeria et à Sao Tomé et Principe. Soit deux fois plus que ce que les deux pays espéraient gagner. Une manne à la fois providentielle et dangereuse pour le petit archipel.

Deux fois plus que prévu. Les compagnies pétrolières ont offert plus de 500 millions de dollars pour explorer les eaux profondes du Golf de Guinée, que partagent le Nigeria et Sao Tomé et Principe. Soit le double de ce que les deux pays espéraient obtenir. Une manne pétrolière qui tombe à point nommé pour le petit archipel, dont l’économie s’enfonce dans le rouge.

Plus de vingt concurrents se sont proposés pour acquérir les neufs gisements mis sur le marché de l’or noir en avril dernier. Des compagnies occidentales, telles que Chevrontexaco, Shell ou encore ExxonMobil ont participé aux enchères, au même titre que quelques entreprises nigérianes. Selon i-magazine, le Nigeria et Sao Tomé s’étaient mis d’accord pour fixer un minimum de 30 millions de dollars de dividende par puit. Ce qui fait une recette totale de 270 millions de dollars.

Recettes d’expotations multipliées par 50

Au final, certaines sociétés ont été bien plus généreuses et seraient allées jusqu’à doubler le montant initial. Du coup, la somme des offres les plus intéressantes s’est élevée à plus de 500 millions de dollars. Agréable surprise pour le Nigeria et Sao Tomé. L’Autorité commune de développement (JDA, Joint exploration authority), agréée par les deux pays, espère prochainement déterminer les enchères gagnantes. Suivront les négociations avec les heureux élus sur la répartition de la production. Des tractations qui devraient durer entre trois et six mois, à la suite desquelles les contrats de dividendes seront signés. 60% des revenus reviendront aux autorités d’Abuja, déjà équipées pour l’exploitation pétrolière offshore.

Le reste gonflera les caisses de Sao Tomé. Il devrait recevoir courant 2004 quelque 200 millions de dollars, rapporte i-magazine. Soit cinquante fois plus que ce que lui rapporte ses actuelles recettes d’exportation. Cette manne qui pourrait changer le visage de l’archipel, qui compte parmi les plus pauvres du continent. Une pauvreté accrue par la baisse substantielle du cours du cacao, l’une de ses principales sources de revenu avec la pêche. Les autorités de Sao Tomé ont d’ores et déjà annoncé qu’elles investiraient dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Toutefois, les premiers versements ne profiteront pas en priorité à la population. Ils seront surtout affectés à la formation et aux études de sur l’exploitation offshore. Le gouvernement est conscient du danger que peuvent représenter les dérives liées à la corruption. Des écueils qui briseraient l’aubaine offerte par ces enchères. Le Président Fradique de Menezes estime lui-même que si le pétrole est mal géré, il peut devenir une malédiction pour Sao Tomé. Pour suivre le dossier du brut, le pouvoir vient d’ailleurs de mettre en place un Conseil national du pétrole.


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