Culture - Afrique de l’Ouest - Cap Vert - Musique
Mariana, chanteuse en or
Di dor em or
Mariana Ramos, enfant du Cap-Vert adoptée par la France, a une voix d’or et un tempérament de feu. Les compositions de son premier album, Di dor em or, bien que teintées de sodade, touchent plus à la " morabeza ". Le mot capverdien est synonyme d’amour, de douceur et de spontanéité. Un cocktail à écouter d’urgence.

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  dimanche 17 février 2002 / par Olivia Marsaud

Di dor em or. Traduction du créole capverdien : De douleur en or. Pour exprimer le passage de la tristesse à " une vie de grâce et de lumière ". C’est ce que chante Mariana Ramos, beauté cap-verdienne à la voix d’or. Voix changeante, qui s’adapte aux musiques et aux thèmes avec sincérité : la joie la plus pure qui se voile de " sodade ", l’invite à la fête qui se noie dans la célébration de l’amour.

Sur ce premier album sorti en mars 2000, Mariana chante en créole capverdien et s’est entourée de " grands frères " reconnus. Téofilo Chantre d’abord, qui, comme elle, est arrivé en France assez jeune. " Nous nous connaissons depuis plus de quinze ans. Quand nous avons commencé à travailler ensemble, il n’était pas du tout connu ", explique Mariana. Pour l’album, Téofilo lui écrit quatre compositions, l’accompagne à la guitare et s’occupe des arrangements.

Influences brésiliennes et jazzy

Nazalio Fortes, grand compositeur capverdien installé à Rotterdam, lui offre deux titres et apparaît sur les autres à la guitare, au clavier et aux arrangements. " Cet album a nécessité deux ans de travail. Je préfère ne pas compter les allers-retours que j’ai effectués entre Paris et Rotterdam ! " se souvient la chanteuse. Mais le résultat en vaut la peine. Di dor em or s’éloigne de la tradition capverdienne pour se frotter aux diverses influences musicales de Mariana : la musique brésilienne ou africaine, le jazz et la morna.

" Je me cherchais un peu pour ce premier album. J’avais envie de mélanger toutes les musiques que j’écoute et que j’aime. " L’album est produit par Morabeza Records : " C’est mon grand-frère qui a repris le label. Il appartenait à mon grand-père qui avait à l’époque (les années 60, ndlr) produit le premier album de mon père ", souligne Mariana. Car le papa, Antonio, " Toy ", Ramos a fait partie d’un des premiers groupes capverdiens à tourner en Europe, Voz de Cabo Verde. Guitariste, il joue sur l’un des morceaux acoustiques de Di dor em or. " J’ai voulu faire ce premier album toute seule, mais mon père, qui un excellent guitariste, sera plus présent sur le second. Il y aura même ses compositions. "

Un deuxième album, sur lequel Mariana travaille, qui sera " très différent du premier. Les morceaux seront probablement plus traditionnels sans que les arrangements le soient forcément. " En attendant le deuxième opus de la belle, vous pourrez la croiser dans différents concerts à Paris ou aux Lilas, la ville qu’elle habite.

Commander le disque : Di dor em or, Mariana Ramos, Morabeza Records.

Lire aussi : Mariana, pleine de grâce et retrouver ses albums


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