26 novembre 2014 / Mis à jour à 13:35 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
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Soudan du Sud
Un an après l’indépendance du Soudan du Sud : une construction fragile
Communiqué de presse d’Action contre la Faim. Il y a un an, les célébrations de l’indépendance du Soudan du Sud suscitaient un engouement international. Mais, aujourd’hui, tout reste à faire dans le plus jeune pays du monde (infrastructures, accès au soin, accès à l’eau potable, etc.). Alors que la création du Soudan du Sud recompose la situation politique et économique régionale, notamment compte-tenu des enjeux liés au partage des dividendes du pétrole, la situation du nouvel état suscite des inquiétudes croissantes sur la paix intérieure.

1 enfant sur 8 meurt avant l’âge de 5 ans
Après 25 ans de guerre civile, près de la moitié de la population du Soudan du Sud est toujours en situation d’insécurité alimentaire.
S’il existe un grand potentiel agricole, seul 4% des terres arables du pays sont cultivées aujourd’hui. Le pays fait face à un déficit chronique de production agricole qui, cette année, est lié également à de mauvaises récoltes à cause des pluies tardives en octobre et novembre 2011.
Ajouté à la hausse des prix du carburant, les prix des aliments de base ont plus que doublé par rapport à l’an dernier dans la plupart des zones, les rendant inaccessibles à de nombreuses familles.

D’importants mouvements de populations pensent sur les mécanismes de survie déjà fragiles des familles
Depuis l’indépendance les tensions dans les régions frontalières se sont exacerbées et d’autres violences ont lieu dans des régions du Sud Kordofan, d’Abyei et du Nil bleu. Parmi les déplacements internes liés à l’insécurité, 350 000 personnes ont fui, abandonnant leurs cultures, face aux violences dans le Kordofan Sud.
En parallèle, le pays fait face à un afflux massif de réfugiés. Depuis octobre 2010, près de 300 000 personnes qui étaient dans le Nord sont revenues au Sud Soudan. Il en reste encore des centaines de milliers qui devraient rentrer entre 2012 et 2013.

Enfin, l’eau est en excédent et pourtant l’accès est problématique en termes de qualité et de répartition ; il faut trouver un système pérenne de gestion pour utiliser le potentiel hydrique. Au-delà, les épidémies et maladies hydriques sont un problème sanitaire central.

Tout converge pour que la situation des populations demeure critique. La mobilisation de la communauté internationale, tant politique que financière, sera donc décisive quant à l’avenir du pays.


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