Alors que l’information faisant état d’une plainte à l’encontre du Lyonnais Bafétimbi Gomis et de son ancien coéquipier à Saint-Etienne, Yohan Benalouane, pour tentative de viol en réunion sur une femme de 38 ans, fait le tour des médias, les deux hommes ont été placés en garde à vue mercredi soir. Une confrontation entre la plaignante et les deux anciens Stéphanois est prévue ce jeudi pour éclaircir cette affaire qui, quelque soit l’issue finale, vient ternir l’image des deux joueurs.
Décidément, le monde de la nuit et celui du football ne font vraiment pas bon ménage. Après l’affaire Zahia qui a sali l’image de l’équipe de France et surtout de Karim Benzema et de Franck Ribéry, mais aussi l’autre affaire de viol, toujours en cours de jugement, impliquant le Marseillais Brandao, une nouvelle affaire de mœurs vient secouer le monde du football. Ne sont pas impliqués un, mais bien deux joueurs car c’est bien une plainte pour viol en réunion qui a été déposée mercredi par une femme de 38 ans qui réside dans le 7e arrondissement de Lyon.
Sont visés par cette plainte Bafétimbi Gomis et Yohan Benalouane. Si le nom de l’attaquant de l’Olympique Lyonnais est très vite sorti dans la presse, celui du défenseur de Cesena, en Italie, a été révélé bien plus tard. Les deux joueurs, qui entretiennent de bonnes relations depuis leurs années passées à Saint-Etienne sont donc accusés par la plaignante pour viol en réunion. Les faits se seraient déroulés dans la nuit de mardi à mercredi dans un appartement à Lyon et l’international tunisien se trouvait visiblement en compagnie du Franco-sénégalais de l’OL.
Gomis : "Je démens formellement"
Si cette affaire n’en est qu’à son début, Gomis et Benalouane ont été placés en garde à vue dans un commissariat lyonnais depuis mercredi soir et attendent désormais une confrontation avec leur accusatrice, qui doit avoir lieu ce jeudi. D’après une source proche de l’enquête, citée par Le Progrès, La perquisition faite par la police dans l’appartement où se seraient déroulés les faits n’a rien apporté, alors que les analyses physiologiques et toxicologiques faite sur la victime présumée n’ont rien révélé non plus. Ce qui complique la tâche des policiers pour démêler le vrai du faux dans cette affaire.
Car en l’état actuel des choses, c’est parole contre parole et "les versions des faits sont divergentes", comme le rapporte le quotidien rhodanien. Reste que de son côté, Bafétimbi Gomis s’est déjà fendu d’un communiqué, avant sa détention en garde à vue, clamant son innocence. "Je vous informe que je démens formellement les accusations qui sont portées contre moi ", indique notamment le Lyonnais, qui aurait pu être en train de disputer l’Euro 2012 avec l’équipe de France... Beaucoup plus discret, Benalouane n’a pour le moment donné aucune indication quant à son implication dans cette affaire qui, qu’elle qu’en soit le dénouement, a d’ores et déjà terni l’image des mis en cause.