A 26 ans, Asamoah Gyan a surpris tout le monde en quittant la Premier League pour les Emirats Arabes Unis cet été. Prêté par Sunderland à Al Ain, le buteur ghanéen s’éclate dans le Golfe. Et comme il l’a confié en exclusivité à Afrik-foot, l’ancien Rennais ne regrette rien.
Afrik-foot : Asamoah, comment vous sentez-vous aux Emirats Arabes Unis ?
Asamoah Gyan : Tout va bien, merci. Je m’éclate, je suis heureux. Tout se passe comme sur des roulettes et je marque des buts.
Justement, vous en êtes à douze en autant de rencontres ! C’est facile pour vous, non ?
(rires) Non, ce n’est pas aussi facile. Tout va bien mais c’est parce que je suis en forme. Je suis à mon meilleur niveau mais le football, ce n’est jamais simple. C’est toujours bon de se remettre en question en change d’environnement. Même s’il est vrai qu’ici, ce n’est pas l’Europe.
Quel est le niveau réel du championnat émirati ?
Comme je l’ai dit, ce n’est pas le niveau européen mais le football ici est en pleine progression. Le niveau est plutôt bon même si ce n’est pas le tout haut niveau que j’ai pu trouver en Angleterre.
N’avez-vous pas peur de perdre votre football là-bas ?
Jamais de la vie ! Je me concentre sur mon football. Toujours. Je travaille dur et j’essaie de m’améliorer tout le temps. En plus, ici, il y a quand même de bons joueurs. Et de plus en plus d’étrangers qui auraient leur place dans les meilleurs clubs européens.
Beaucoup ont critiqué votre choix lors de votre départ de Sunderland...
Et je les laisse parler. C’est mon choix. (il insiste) C’est ma décision. Les gens aiment parler dans mon dos. Je sais que les gens se demandent pourquoi je suis venu ici mais c’est ma décision. Dans la vie, il faut deux choses. Il faut être heureux et s’occuper de soi tranquillement grâce à l’argent. J’ai fait ce choix en accord avec ma famille car c’est la chose la plus importante pour moi. C’est ma carrière et c’est mon choix. Je l’assume.
Certains disent que vous êtes parti pour l’argent.
Mais tout le monde était heureux avec ce prêt. Sinon pourquoi est-ce que les dirigeants ont accepté de me prêter là-bas alors que je suis sous contrat chez eux ? Les clubs et moi étions enchantés de conclure cette affaire. Alors, oui, c’est sûr, je m’y retrouve financièrement. Franchement bien. Mais je vais vous dire, on travaille tous pour de l’argent. Je fait mon travail et je le fais bien, pourquoi ne serais-je pas bien payé ?
Le départ de Steve Bruce change-t-il quelque chose pour vous ?
Non, non. Je n’ai aucun problème avec lui. Steve Bruce est un bon coach et un mec bien. Dans la vie, il y a des hautes et des bas : il a eu des mauvais résultats ces derniers temps, cela ne veut pas dire que c’est un mauvais entraîneur. C’est comme ça. Je lui souhaite de réussir dans son prochain club.
Martin O’Neill, son successeur, a dit qu’il vous voulait à Sunderland.
J’ai entendu ça mais je ne lui ai pas parlé. Je ne le connais pas vraiment. Comme je vous l’ai dit, je me régale ici. Je suis venu en prêt, tout le monde le sait. On verra par la suite. Pour le moment, il est trop tôt pour parler de mon avenir. On est à peine à la moitié de la saison.
Quel est votre objectif en signant à Al Ain ?
Je veux aider le club à remporter des titres. C’est bien parti puisqu’on est leader. Al Ain est un grand club mais on peux encore s’améliorer. Tout le monde y travaille dur.