Les agents du ministère des eaux et forêts, regroupés au sein du syndicat national des professionnels des eaux et forêts, réunis mardi en assemblée générale ont décidé d’entrer en grève générale illimitée. Ils réclament de meilleures conditions de vie et de travail.
De notre correspondant au Gabon
C’est un nouveau feu qui s’est allumé sur le front social et que le chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba, doit s’atteler à éteindre rapidement, afin d’éviter un embrasement général qui aurait des répercussions incalculables sur l’économie de la nation.
Les agents des Eaux et forêts en grèvent réclament, entre autres, l’augmentation des primes de rendement, la mise en stage des agents, l’intégration à la fonction publique des dernières promotions sorties de l’école nationale des eaux et forêts, ainsi que l’amélioration des conditions de travail.
Ils dénoncent également le mépris affiché vis-à-vis d’eux par les responsables du ministère de tutelle qui foulent aux pieds les engagements pris avec les syndicalistes lors des précédents rounds de négociations.
Les syndicalistes ont promis que cette grève qui est la 2e du genre à l’espace de 4 mois, sera longue et dure. "Nous irons jusqu’au bout’’, a promis François Rodelin Eya’a Ovono, président du syndicat national des professionnels des eaux et forêts.
Rappelons que le secteur des eaux et forêts qui est aujourd’hui en ébullition, est le 2e pourvoyeur d’emplois dans le pays, derrière celui des hydrocarbures qui occupe la première place depuis l’indépendance du Gabon en 1960.