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Les coaches de PSL pas fans des Bafana ?
Les coaches sud-africains sont mécontents du nombre de rassemblements de leurs internationaux
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  vendredi 5 février 2010 / par Nicholas Mc Anally
Pendant un mois, l’Afrique du Sud organise la Coupe du monde de football. Afin d’assurer pendant son Mondial, les Bafana Bafana multiplient les rassemblements. Au grand dam des entraîneurs locaux qui voient leurs joueurs revenir épuisés...

Préparer et, surtout, réussir la Coupe du monde 2010 est devenue cause nationale en Afrique du Sud. Du coup, Carlos Perreira, le sélectionneur des Bafana Bafana, multiplie les stages avec la sélection nationale, afin de créer une certaine cohésion pour une équipe privée de CAN 2010.

Le mois prochain, les Bafana Bafana se rendront au Brésil avant un nouveau rassemblement en avril et un dernier en mai, juste avant le Mondial sud-africain. Seulement, ces stages à répétition ne sont pas du goût de tout le monde. Ainsi, Rainer Zobel, l’entraîneur des Moroka Swallows, s’est publiquement plaint de la durée de ces réunions. "Pour moi, il n’est pas nécessaire de jouer neuf matches en trois semaines et demi. Je sais que ces rassemblements sont fait pour soutenir l’équipe nationale mais, à mon sens, trois mois pour préparer une Coupe du monde, c’est beaucoup trop ! C’est du jamais vu, une équipe qui s’en va pour trois mois pour préparer ce qui, au final, ne sera peut-être que trois matches", a râlé le technicien allemand à Kickoff.

Trop de matches ?

Même son de cloche pour son homologue des Orlando Pirates, Ruud Krol. L’entraîneur batave l’a assuré à Sapa : "Les joueurs qui sont revenus du camp d’entraînement étaient épuisés et cela a été un vrai problème pour moi contre SuperSport (0-0, NDLR). Les internationaux n’étaient pas en forme à leur retour. Ils n’étaient pas frais. J’ai entendu dire qu’ils ont fait beaucoup de physique mais il n’y a eu aucune communication avec le sélectionneur. Je m’attendais à un rapport de forme. Je n’ai rien reçu." Gavin Hunt, l’entraîneur de SuperSport, a lui aussi soutenu son homologue du banc.

Bref, du côté de Johannesburg, l’ambiance n’est pas forcément au beau fixe entre entraîneurs et sélectionneur. Et ce n’est pas l’approche du Mondial sur les terres de Nelson Mandela qui devrait changer les choses. "Ce n’est pas bon pour les joueurs de jouer autant, conclut Zobel, cela affecte leurs performances." Réponse le 11 juin pour le match d’ouverture face au Mexique.


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