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CAN 2010 : « Une opportunité pour l’Angola de montrer que la guerre est derrière elle »
Rencontre avec le journaliste sportif angolais Neto Junior Gaspar
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  lundi 23 novembre 2009 / par Lola Simonet
L’ Angola accueillera la coupe d’Afrique des Nations à partir du 10 janvier 2010. De passage en France pour participer à un stage de perfectionnement organisé par Canal France International (CFI), début novembre, le journaliste angolais Neto Junior Gaspar revient sur la façon dont son pays prépare l’évènement.

« L’ Angola est d’ores et déjà prête à accueillir les 16 sélections africaines et nous attendons tous la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) avec impatience maintenant ». L’enthousiasme exprimé par Neto Junior Gaspar, journaliste sportif à la Televisao Publica de Angola (TPA), n’est pas que professionnel. Bien qu’il s’apprête à couvrir la Coupe d’Afrique des Nations, qui se tiendra dans son pays du 10 au 31 janvier prochain. « C’est un évènement très important pour nous », explique Neto Junior Gaspar.

Neto Junior, 33 ans, ne cache pas la fierté que lui procure le fait d’être citoyen du pays organisateur de la coupe. Un sentiment que partage l’ensemble de la population angolaise depuis 2006, date à laquelle le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a décidé que l’Angola serait l’hôte de la CAN 2010. « Les populations s’impliquent énormément dans les préparatifs de la CAN. Dans les grandes villes angolaises où auront lieu les matchs, des concerts et des fêtes ont d’ores et déjà lieu et des boutiques de souvenirs voient le jour ». Un engouement qui accompagne l’effort fourni par l’ État angolais depuis un an. Ce dernier a investi près d’un milliard de dollars en équipements sportifs, construction et rénovation d’installations dans le pays, notamment dans les quatre stades où se dérouleront les matchs : à Luanda la capitale, Benguela, Cabinda et Lubanga. « Toutes les installations sont prêtes à être utilisées », estime Neto Junior.

Au-delà du sport, l’ouverture internationale de l’Angola

Pour le journaliste, la Coupe d’Afrique des Nations en Angola n’est pas qu’un simple évènement sportif. « La CAN est une opportunité pour l’Angola de montrer que la guerre est derrière elle, analyse-t-il. C’est le premier évènement continental, de résonance internationale que nous organisons chez nous depuis la fin de la guerre en 2002. Nous allons prouver au monde que l’Angola est capable d’organiser une compétition internationale et que nous sommes unis pour la préparer ». Le football comme pacificateur des peuples fratricides, le sport comme élément rassembleur. Un pari qu’avait gagné Nelson Mandela quand il s’était allié au capitaine blanc de l’équipe de rugby sud-africaine François Pienaar, en 1995 durant la Coupe du monde de rugby, pour symboliser la fin de l’Apartheid.

Venu en France pour participer à un stage de perfectionnement proposé par Canal France International, Neto Junior a suivi pendant dix jours la Ligue 1 française. Coaché par des professionnels du football français comme Gérard Houllier et Darren Tulett de Canal +, il retire de ce stage une belle opportunité d’enrichir son expérience professionnelle. « Ce stage m’aura permis d’optimiser mes performances de commentateur sportif, pour la CAN et pour le Mondial. » Le commentateur compte parmi les quarante journalistes de sa chaîne qui couvriront l’épreuve en Afrique du Sud. Pour l’heure, c’est un emploi du temps des plus chargés qui l’attend à son retour. Son média, TPA, compte le mettre à contribution pour une émission quotidienne dédiée à la CAN et à la sélection nationale, les Palancas Negras. En bon patriote, Neto Junior ne voit pas l’équipe angolaise aller moins loin que la demi-finale.


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