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"Whatever Lola wants" : quand la danse réconcilie l’Orient et l’Occident
Entretien avec le réalisateur Nabil Ayouch
Après Ali Zaoua, prince de la rue, en 2000, le réalisateur franco-marocain, s’est offert une nouvelle incursion dans l’univers (féérique) des contes. Cette fois, son héroïne s’appelle Lola, une jeune américaine qui va découvrir la culture égyptienne grâce à l’amour et à la danse. Whatever Lola wants sort en France ce mercredi et Nabil Ayouch se plie, avec la douceur qui le caractérise, au rituel de l’entretien.
Lola, 25 ans, est un factrice new-yorkaise qui se partage entre son travail et sa passion pour la danse. Son meilleur ami Youssef, un Egyptien, lui fait découvrir une légende de la danse orientale dans son pays, Ismahan. Quand elle rencontre Zack, un Egyptien également, elle ne sait pas que l’amour va la mener à la rencontre de celle qui est devenue désormais son idole. Whatever Lola wants est comme le décrit son réalisateur, le franco-marocain Nabil Ayouch, un « conte moderne » qui parle de dialogue entre les peuples. Quand elle débarque au Caire, la jeune Américaine prend le risque de se heurter à une culture égyptienne pétrie de tabous, à une ancienne gloire qui en fait les frais. Cette envie frénétique d’en apprendre plus sur la danse orientale est le passeport qui lui ouvrira toutes les frontières, y compris celle des coeurs. Nabil Ayouch, à l’instar de ses héroïnes Lola et Ismahan, réunies à la croisée des chemins entre Orient et Occident, joue la carte de la (ré)conciliation entre deux régions qui lui sont chères. Le dernier film de Nabil Ayouch sort en France ce 16 avril et sera dans les salles marocaines le 23 avril prochain. Afrik.com : Le personnage de Lola a quelque chose de très innocent dans sa démarche, comme Ali et ses amis dans Ali Zaoua, prince de la rue, votre précedente fiction. Serait-ce s’avancer que de dire que la thématique de l’innocence vous interpelle ?
Afrik.com : Les femmes sont les vraies héroïnes de ce film. Ne serait-ce parce qu’elles font preuve d’une volonté inébranlable...
Afrik.com : Lola et Ismahan ont-elles été pensées comme des prototypes de cet Occident et cet Orient entre lesquels vous lancez cette passerelle ?
Afrik.com : En filigrane, votre film est une critique du statut des femmes dans la société égyptienne, de l’homophobie. Youssef, le meilleur ami égyptien de Lola, est homosexuel. On pense d’ailleurs à L’Immeuble Yacoubian…
Afrik.com : C’est votre façon à vous, en tant qu’artiste arabe, de rééquilibrer la balance même si on peut vous reprocher la forme ? Whatever Lola wants est un film qui prend le parti, même s’il les évoque, de lisser l’importance des chocs culturels. Finalement, on se dit qu’il n’y a que dans un film que ça peut arriver...
Afrik.com : La danse orientale est au cœur de cette fiction. Pourquoi ce clin d’oeil ?
Afrik.com : Laura Ramsey est tout sauf une danseuse professionnelle. Contrairement à Lola, qui n’apprend que la danse orientale, elle a tout appris. Elle réalise une véritable performance. Et pourtant, ce n’était pas votre préférée pendant le casting...
Afrik.com : La chanson Whatever Lola wants, revue et corrigée par Natacha Atlas, est une véritable trouvaille, la sienne d’ailleurs. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous rapprocher d’elle pour travailler sur la bande originale ?
Afrik.com : Que représente votre dernier long métrage dans votre filmographie ?
Afrik.com : C’est difficile de vivre sa double identité ?
Afrik.com : En 2005, vous avez été à l’origine d’une structure dénomée Film industry made in Morocco au travers de laquelle plus d’une trentaine de longs métrages ont été produits. Vous défendez beaucoup le "made in Maroc ". Vous avez d’ailleurs représenté votre seconde patrie aux Oscars en 2001, avec Ali Zaoua, prince de la rue. Comment se porte aujourd’hui le cinéma marocain, l’une des industries les plus dynamiques dans le Maghreb ?
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