Sénégal - Tunisie
CAN 2008 : Sénégal et Tunisie se quittent sur un nul 2-2
La Tunisie, réaliste, est revenue au score face à des Sénégalais entreprenants mais brouillons
Le Sénégal et la Tunisie n’ont pu se départager, ce mercredi, pour leur entrée en lice dans la Coupe d’Afrique des Nations 2008. Les Aigles de Carthage ont marqué les premiers mais ils ont été remontés puis dépassés par des Lions de la Teranga plus volontaires. Ils sont revenus au score sur leur deuxième tir cadré de la partie.

Les Tunisiens et les Sénégalais, qui se souviennent du match houleux qui les avaient opposé lors de la CAN 2004, à Tunis, laissent entrevoir dès les premières minutes de jeu que les contacts vont être rudes dans cette partie. Un début d’altercation oblige même l’arbitre, M. Nichimura (Japon), à intervenir, mais le jeu reprend rapidement ses droits lorsque les Aigles de Carthage ouvrent le score à la 9e minute. Après un échange à une touche de balle dans le centre du terrain, Issam Jemaa (Caen, France) est lancé sur le côté gauche, il pénètre dans la surface sénégalaise et frappe dans un angle fermé. Le gardien sénégalais Tony Sylva (Lille, France) voit le ballon passer sur sa gauche et finir dans le petit filet.

Un tir, un but

Buteurs dès leur premier tir cadré, les Tunisiens laissent leur adversaire venir chercher la balle et montrent une belle maîtrise technique… mais seulement quelques instants. Les trente dernières minutes sont entièrement dominées par les Sénégalais, qui ne se montrent néanmoins pas dangereux. Les coéquipiers d’El-Hadji Diouf (Bolton, Agleterre) poussent de façon trop désordonnée et leur capitaine est obligé de leur demander de calmer le jeu ou de les rabrouer pour plus d’application.

Ce n’est finalement qu’à la 45e minute, alors que les spectateurs attendent le coup de sifflet de l’arbitre, qui a annoncé une minute de temps additionnel, que les Lions de la Teranga reviennent au score. Lancé dans l’intervalle sur la droite de la surface tunisienne, Macky Sall voit le ballon filer mais celui-ci lui revient sur un mauvais dégagement de la défense. Le Stéphanois trompe avec sang-froid le portier tunisien d’un plat du pied droit.

Le Sénégal volontaire...

Au retour des vestiaires, les Tunisiens semblent accuser le coup et c’est leur adversaire qui se rue sur les buts. Diomansy Kamara (Fulham, Angleterre), bien lancé par Diouf, croise trop sa frappe à la 48e alors que c’est Niang à la 59e qui effleure le ballon centré de la gauche par Mendy. Les Aigles de Carthage jouent en contre mais avec une ruse qui déplait à l’arbitre, qui sanctionne successivement Santos (49e) et Traoui (56e) d’un carton jaune après qu’ils se soient écroulés dans les 18 mètres.

A la 66e minute, c’est finalement Diomansy Kamara qui donne l’avantage à son équipe, sur un corner, un exercice qui n’avait pourtant pas réussit au Sénégal jusque là. L’imposant attaquant de Fulham profite d’un cafouillage dans les 6 mètres et trompe Kasraoui d’un plat du pied. Les Tunisiens sont la tête sous l’eau et ne semblent pas en mesure de revenir au score sur les quelques actions qu’ils développent. Ce sont au contraire les Lions qui poussent, même s’ils appréhendent mal leurs contres-attaques et sont signalés hors-jeu à deux reprises (76e et 78e).

...la Tunisie réaliste

C’est pourtant Traoui, à la 82e minute, qui profite d’un mauvais dégagement de la défense sénégalaise pour ramener son équipe dans la partie. Le milieu de l’Etoile du Sahel reprend le ballon des trente mètre et le place en pleine lucarne, laissant Sylva les pieds dans le ciment !

Pour le plus grand plaisir des spectateurs qui ont pris place dans le stade de Tamalé, les deux équipes cherchent le chaos plutôt que la conservation du score. Ils savent que leur groupe est l’un des plus équilibré, avec l’Afrique du Sud et l’Angola qui s’affrontent dans la soirée. Mais plus aucun but n’est marqué et les deux équipes se séparent sur ce score nul.

La Tunisie devra montrer beaucoup plus, dès dimanche prochain, face à l’Afrique du Sud, si elle ambitionne d’aller loin dans la compétition. Les Sénégalais, opposés le même jour à l’Angola, mettront peut-être à profit leurs quatre jours de relâche pour travailler leurs automatismes et leur efficacité.


Sénégal




 

en bref

zoom



lire aussi

zoom afrik.com

recherche
 

l'actu d'afrik.com