Cet accord est cependant compromis par le refus du plus grand groupe irrédentiste militant de la région, le Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND) de le signer, le qualifiant de "stratagème" pour tromper la communauté internationale.
Dans le cadre de l’accord, signé dans la capitale de Bayelsa, Yenagoa, jeudi, le gouvernement va surveiller les bras de mer et faire rendre des comptes à quiconque commettra "des actes répréhensibles" dans la région pétrolière. Il est également prévu que le gouvernement mette en oeuvre un plan en sept points pour la région.
Aucun calendrier n’a été fixé pour la mise en oeuvre de cet accord, négocié par une commission sénatoriale pour la paix dans cette région où règne un climat explosif.
Le gouverneur Rotimi Amaechi de l’Etat voisin de Rivers, qui représentait le vice-président Goodluck Jonathan, a assisté à la signature de l’accord, qui devrait être étendu aux Etats de Rivers et du Delta.
M. Amaechi a indiqué que la solution à la violence dans la région était la création massive d’emplois pour dissuader les jeunes à prendre les armes par frustration.
Les attaques contre les infrastructures pétrolières et les enlèvements de travailleurs expatriés ont contribué à réduire la production pétrolière du Nigeria et obligé certaines compagnies à quitter la région du Delta du Niger.