Le Maroc tient la France en échec France 2 - 2 Maroc
Au terme d’un match de football de très bonne facture, la France et le Maroc se sont séparés sur un score de parité logique 2 buts partout. Les deux équipes ont produit un jeu de qualité jeu dans un stade de France aux couleurs marocaines.
samedi 17 novembre 2007, par Hassan Chipounga
En dépit de la grève qui paralyse toute la capitale, 79 000 spectateurs ont défié les transports en commun pour assister à ce choc amical par un temps sec et très froid proche de 0 degré. Arbitrée par le néerlandais BOSSEN Ruud, cette rencontre s’annonce riche en émotion car le Maroc n’a jamais réussi à s’imposer en quatre confrontations : Trois victoires pour la France, contre un nul en 1998, à Casablanca peu avant la Coupe du monde.
Avec son 4-3-2-1 conforme aux attentes des spécialistes, Raymond Domenech, le sélectionneur français décide d’aligner la jeunesse prometteuse des Bleus, Nasri et Benzema. Le dispositif est historique, pour une fois les deux joueurs débuteront un match ensemble en équipe de France. Lassana Diarra revient au milieu après trois matchs au poste de latéral droit, occupé par Clerc.
Côté marocain, la seule surprise vient de la titularisation du défenseur Amine Rbati évoluant pour l’instant à Dafra, aux Emirats Arabes Unis, remplaçant Jamal Alioui au repos ce soir.
Henri Michel, ancien sélectionneur des Bleus n’a jamais gagné contre la France, que ce soit avec la Côte d’Ivoire (une fois) ou le Maroc (deux fois).
Malgrè le public acquis à la cause marocaine : sifflets durant la Marseillaise alors que l’hymne du Maroc a été interprétée sans débordements, à la 6ème minute déjà, la première action revient à Benzema, malchenceux car contré in extremis.
Les hommes d’Henri Michel, pas décidés à se laisser faire, se concentrent et à la huitième minute, un boulet de canon lointain d’Hadji est mal négocié par Michael LANDREAU qui le repousse sur un plateau dans les pieds de Sektioui qui ouvre le score. Hadji tentera d’enfoncer le clou quelques minutes après en tentant un lobe sans effets.
1-0 pour le Maroc, côté Français, Govou se rend de plus en plus disponible, en vain dans un premier temps, mais finalement la chance finit par lui sourire après un dégagement raté dans le dos de Nasri où à coups de une-deux à la quatorzième minute il peut s’imposer face à Lamyaghri du droit.
1-1. Malgrè la parfaite maitrîse du centre par les marocains, Lassana Diara, le bleu d’Arsenal, impose son style pour permettre aux tricolores de souffler un peu en préparant l’assaut.
Même avec un Benzema exemplaire et un Lilian Thuram plus volontaire que jamais, les deux équipes retournent au vestiaire à la mi-temps sur ce score équitable.
Résumé en images, partie 1
Les joueurs entament la deuxième période en toute sérénité et la possession de balle est quasi-similaire même si la France commence à gagner les duels individuels peu à peu dans un stade de France plus marocain que jamais.
2-1. A la soixante-quinzième minute, Nasri, impérial ce soir, donne logiquement l’avantage à l’équipe de France. Rothen sert Anelka, remise de la tête sur Nasri qui enchaîne contrôle puis frappe croisée en demi-volée du gauche, surprenant Lamyaghri.
2-2. Mais les Lions de l’Atlas ne voulaient pas perdre et après 83 minutes de jeu, Chrétien, le jeune franco-marocain de Nancy, sert Alloudi sur l’aile droite, son centre en retrait est repris instantanément par Mokhtari qui conclut et égalise, à la limite du poteau gauche de Landreau décidément imprécis ce soir.
Après un match très équilibré, le Maroc mérite largement ce résultat face à une équipe de France moins motivée. Contrairement aux attentes des mauvaises langues, heureusement, nous avons assisté à un bon match dans la bonne humeur et sans débordements. "Nous avons joué face à une bonne formation marocaine qui a joué tous les coups jusqu’au bout. Cela met tout le monde en situation de comprendre ce qu’est le haut niveau", a commenté le sélectionneur tricolore Raymond Domenech qui a procédé à une large revue d’effectif en procédant à 6 changements. Le Maroc de son coté confirme que les Lions de l’Atlas feront bien parti des favoris pour la CAN 2008 qui débutera le 20 janvier au Ghana.