Algérie - Brésil
Algérie-Brésil : match « de gala » ou « de préparation », il faudra être bon
Les Verts veulent rester concentrés sur l’objectif de la Coupe d’Afrique des Nations
Le public algérien ne pouvait rêver plus belle affiche que celle qui attend son Onze national, mercredi, à Montpellier, face au Brésil. Mais les Verts ont déjà prévenu : le match le plus important n’aura lieu que dans trois semaines, en qualifications à la Coupe d’Afrique des Nations, face à la Gambie.

Depuis deux mois, la sélection algérienne de football retrouve un goût des années 80, lorsqu’elle dominait le football africain [1] avec ses techniciens de génie et qu’elle participait sans sourciller aux Coupes du monde espagnole (1982) et mexicaine (1986). Après avoir tenu tête à une belle équipe d’Argentine, le 5 juin dernier, ne perdant que 4 buts à 3 au Camp Nou de Barcelone, le stade de Lionel Messi, les Verts algériens affrontent le Brésil, ce mercredi, au stade de la Mosson, à Montpellier (France).

La dernière fois que les Fennecs ont rencontré les Auriverde, c’était justement en 1986, à Guadalajara, en match de poule de la Coupe du monde de football. Ce 6 juin, Careca avait signé la victoire des siens 1-0 devant les Belloumi, Madjer, Zidane, Assad ou encore Benmabrouk. Lakhdar Belloumi, Ballon d’Or africain 1981, qui dit se souvenir « du moindre détail de cette rencontre » au quotidien algérien Liberté, se remémore particulièrement « deux occasions nettes que l’équipe nationale a ratées avant que le Brésil ne marque l’unique but de la rencontre ».

« Ce match sera une préparation à celui de la Gambie, ni plus ni moins »

Malgré l’excitation de ses supporters devant cette rencontre « de gala », la sélection algérienne refuse de verser dans la joie et l’admiration béate. « C’est un match de préparation pour le rendez-vous capital du 9 septembre contre la Gambie », a assuré dimanche le sélectionneur français Jean-Michel Cavalli à son arrivée à Montpellier.

Antar Yahia, défenseur de Bochum, en Allemagne, ne dit pas autre chose au bi-hebdomadaire algérien Le Buteur : « il ne faut pas que cette rencontre sorte de son contexte sous prétexte qu’on aura de grands joueurs en face. Ce match sera une préparation à celui de la Gambie, ni plus ni moins. Affronter Ronaldinho ou Kaka ne m’intéresse pas outre mesure, c’est ce qui vient après qui m’intéresse car je refuse de croire un seul instant que l’Algérie n’ira pas à la Can pour la deuxième fois consécutive », explique l’ex international espoir français.

Actuellement deuxième de son groupe à égalité de points avec la Guinée (8 points), l’Algérie a compromis ses chances de qualification le 16 juin dernier lorsqu’elle a concédé la victoire au Sily National, dans son stade du 5 juillet, à Alger, après avoir vendangé de nombreuses occasions. Certains avaient alors mis en cause le match amical face à l’Argentine joué quelques jours plus tôt, mais Jean-Michel Cavalli assure qu’il « n’a pas desservi » les Verts. Et que les chances de qualification de son groupe, qui vise l’une des places de meilleur deuxième, « restent intactes ».

Les « Français » en forme

De quoi rassurer les cadres du ministère algérien des Sports, qui selon Le quotidien d’Oran jugent la rencontre face au Brésil « inopportune », en raison des risques de « carton » qu’elle présente pour le ONze algérien, au moment où il est en difficulté dans ses qualifications à la Can. Reste que les joueurs algériens qui évoluent en France, tels le Lorientais Saïfi, le meneur marseillais Ziani ou encore le jeune milieu de terrain valenciennois Yacine Bezzaz ont montré depuis le début de la saison qu’ils étaient en forme. Et que Cavalli pourra compter sur eux face à Ronaldinho et Kaka.

Un seul regret, de taille : que le match ne se soit pas déroulé en Algérie, à moins d’une heure de vol du sud de la France. Les personnalités citées par Le quotidien d’Oran regrettent d’ailleurs à demi-mot que la sélection soit utilisée à des fins mercantiles dans un match organisé par une agence agréé Fifa (Sport Global Management, Suisse). Si l’accord permettra sans doute à la Fédération algérienne de toucher un petit pécule, il n’assure pas la télévision nationale algérienne de pouvoir diffuser la rencontre.

La sélection brésilienne

- Gardiens de but : Doni (Roma, Italie) et Júlio César (Inter de Milan, Italie)
- Défenseurs : Daniel Alves (Séville, Espagne), Maicon (Inter de Milan, Italie), Kléber (Santos, Brésil), Gilberto (Hertha Berlin, Allemagne), Alex Silva (São Paulo, Brésil), Naldo (Werder Bremen, Allemagne), Lúcio (Bayern Munich, Allemagne)
- Milieu de terrain : Elano (Manchester City, Angleterre), Fernando (Bordeaux, France), Josué (São Paulo, Brésil), Júlio Baptista (Real Madrid, Espagne), Kaka (Milan AC, Italie), Lucas (Liverpool, Angleterre), Mineiro (Hertha Berlin, Allemagne), Diego (Werder Bremen, Allemagne)
- Attaquants : Rafael Sobis (Betis, Espagne), Robinho (Real Madrid, Espagne), Ronaldinho (Barcelone, Espagne), Vagner Love (CSKA Moscou, Russie)

La sélection algérienne

- Gardiens de but : Lounès Gaouaoui (Tlemcen, Algérie), Mohamed Nassim Ousserir (Belouizdad, Algérie)
- Défenseurs : Anthar Yahia (Bochum, Allemagne), Abderraouf Zarabi (Gueugnon, France), Madjid Bougherra (Charlton, Angleterre), Yacine Bezzaz (Valenciennes, France), Smaïl Bouzid(Galatasaray, Turquie), Farid Cheklam (Chlef, Algérie), Larbi Hosni (Mouloudia Alger, Algérie)
- Milieux de terrain : Nadir Belhadj (Lyon, France), Chadli Amri (Mayence, Allemagne), Karim Ziani (Marseille, France), Yazid Mansouri (Lorient, France), Rafik Saïfi (Lorient, France), Karim Matmour (Fribourg, Allemagne), Lazhar Hadj Aïssa (Sétif, Algérie)
- Attaquants : Noureddine Daham (Kaiserlautern, Allemagne), Hameur Bouazza (Fulham, Angleterre), Kamel Ghilas (Guimaraes, Portugal), Salim Arrache (Marseille, France)

[1] 2e Can 1980, 4e 1982, 3e 1984, 3e 1988, victoire 1990


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